L’histoire

 

Si en latin je vous parle de Schola ou encore, en grec, je vous dit skholê. Même qu’avec quelques notions de l’une de ces deux langues alors vous comprendrez que nous allons parler ici de l’école.
La définition basique de l’école est : Établissement où l’on donne un enseignement collectif général.
Nous connaissons tous ce mot qu’est l’école pour les enfants par exemple sans pour autant oublier qu’une école peut être aussi un établissement, un organisme ou une institution livrant des enseignements spécialisés.
D’une manière moins commune, l’école peut aussi désigner un ensemble des partisans d’une même doctrine, des disciples d’un penseur, soit le mouvement issu de cette doctrine.
Moi même athée je ferais abstraction volontairement du côté religieux quant à la définition. Cependant, nous pouvons retenir que l’école peut être aussi définie par un ensemble des disciples d’un maître, ou groupe d’artistes de même tendance.

En suivant mes différentes publications ou simplement en me côtoyant personnellement, vous connaissez le fait qu’avant de créer la société COULEUR ET ICC j’ai exercé de nombreuses années dans l’univers de la publicité et de la communication haut de gamme en tant que Maître Photograveur Chromiste et cela à différents postes jusqu’à la gestion d’équipes de production lorsque je fut salarié

N’ayant plus besoin de justifier de mon expérience par l’étalage de mon curriculum vitae long comme le bras ni même de devoir posséder encore un éventuel book contenant les campagnes publicitaires qui ont fait le tour de la planète lors de mes anciens postes professionnels en photogravure haut de gamme, je reste assez heureux d’avoir assis mes compétences avant de mettre converti au métier de formateur et d’enseignant.

En effet, cette ancienne carrière professionnelle a été très bénéfique pour la suite de mes activités.
Elle m’a permis non seulement d’acquérir ma propre expérience quant aux connaissances nécessaires à la belle création visuelle mais aussi sur l’utilisation des matériels et le maniement des logiciels dédiés et cela dès l’apparition de leur première version sans oublier les années passées en photogravure traditionnelle bien avant l’apparition de ce qui appelé maintenant le numérique. Fait à souligner tant peu de personnes francophones s’octroyant le titre de formateur ne peuvent pas se targuer.

Cette même expérience m’a apporté aussi deux grandes passions qui sont venues compléter mes compétences dans le domaine de l’image :
La colorimétrie dans son ensemble puisque à travers la petite partie nommée maintenant gestion des couleurs c’est dès 1993 que j’ai parfaitement saisi le fait que cela deviendrait incontournable même pour le véritable chromiste que je suis sachant pourtant lire les nombres et valeurs de points de trame.
Pour les nouveaux et/ou débutants dans le domaine de l’image alors imaginez l’époque des scanners à tambours, appelés aussi scanner rotatif, sur lesquels l’opérateur scannériste ne voyait pas d’image numérisée à l’écran mais uniquement les valeurs Cyan Magenta Jaune Noir tout en devant gérer correctement l’USM … Ahhh, la belle époque.
Baignant dans le monde de l’imprimerie depuis mon enfance, la venue du jet d’encre fut aussi pour ma part une possibilité sans limite de travailler l’image

Le métier a bien changé, nous sommes passés des Arts Graphiques à l’industrie graphique !
Bien entendu je ne regrette vraiment en rien la période chimique du métier ne serait ce que pour l’odeur des produits telle celle de l’ammoniaque pour les ozalides, le fixes et révélo’ sans oublier les dangers de l’utilisation de l’acide en gravure traditionnelle. Enfin, le numérique, à la base, a aussi participé énormément à ma propre pensée sur l’écologie.

Mais venons en au sujet de l’écrit du jour : l’école ou ce lieu censé transmettre des connaissances voir apprendre un métier

Mon ancienne carrière m’a permis non seulement d’avoir des collègues mais aussi m’a offert la possibilités d’être, de nombreuses fois, maître de stage. Et là … le constat d’une réelle catastrophe !

Trop de jeunes faisant pourtant des études dite spécialisées qui ne savait pas gérer un retrait correct de sous couleurs, réalisant des séparations quadrichromie à l’arrache, sachant encore moins utiliser les couches et les masques de Photoshop alors que les calques existent depuis la version 3 du logiciel et que les masque sont apparus à la version 4 donc détourant comme des porcs.
Même si j’ai eu quelques très bons apprentis (trop peu malheureusement), trop d’entres eux ne savaient même pas caractériser et calibrer un écran me sortant les âneries sans nom lues sur le pseudo guide internet par qui vous savez alors que cette possibilité existe depuis les années 90 comme sur les écrans Barco de cette époque par exemple et cela déjà en hardware.

En effet, savoir caractériser et calibrer l’écran afin d’en obtenir, entre autre, son profil icc ne se résume pas à appliquer bêtement des valeurs cibles fourni par un pimpin Ô soit disant miracle tout en posant “une sonde” sur la dalle.
Si vous croyez que cela fait de vous une personne qui saurait caractériser et calibrer un écran alors permettez moi de vous dire que vous vous mettez le doigt dans l’œil plus que profondément.

Mon ancienne carrière m’a aussi permis le fait de pouvoir passer du stade de numérisation par scanner professionnels de type rotatif puis par les scanners Scitex, Fuji et Agfa aux premières apparitions de la prise de vue numérique directe.
Qui se souvient encore de ces premiers dos numériques en trois passes qui nous empêchaient toute faculté d’acquisition du mouvement sans devoir passer des heures pour parfaire l’alignement des trois couches RVB au pixel près.
Pour ma part je me souviens aussi de ces premiers DCS Kodak ou encore de ma première utilisation du système LightPhase de Phase One à travers le matériel mais aussi le logiciel du même nom et qui fut l’ancêtre de Capture One Pro !

Rappelons nous aussi des anciennes solutions Scitex permettant de créer du profil ICC pour l’utilisation de ces imprimantes jet d’encre à tambour qu’on nommait Iris ou encore du premier colorimètre abordable Colortron sans oublier les disparus spectrophotomètres tels que les premiers DTP et autre Spectrolino ou encore les premières mires permettant d’établir un profil icc d’entrée que très peu de forumeurs baveux ont connu
Là aussi, entre les vieux du métier qui ne voulaient pas toucher à ces nouvelles technologies et les jeunes qui n’étaient pas formés dans les écoles soit disant spécialisées : une catastrophe !
Les vieux briscards de la chromie sont partis avec l’eau du bain lors du passage aux industries graphiques et aux normes ISO emportant avec eux la chimie, les tables Scitex et autres stations Davinci ou encore Combi2000 sans oublier notre ancêtre Live Picture mais aussi une partie du travail hautement soigné voir une partie du savoir faire …

Ces Outils sur lesquels j’avais moi même fait mes armes avant l’irremplaçable Adobe Photoshop parfois si mal utilisé par certains.
Avant de partir de la production j’ai encore supporté un certain temps ces agences de communication aux “open space” plus que bruyants équipés parfois de table de ping pong, de ces travaux de retouches sans fin puisque c’était du “work in progress” sans chef d’atelier donnant des consignes claires de production.
L’ancien professionnel de production ayant été remplacé par d’innombrables trous du cul de stagiaires à qui on avait déjà donner le titre de directeur artistique junior.
Mais nos trous du cul en chef, tout fraîchement démoulés, ne savaient même pas ce qu’est un Pantone ni même un gaufrage voir un or à chaud donc difficile d’élaborer un packaging de qualité dans ces conditions de travail.
Compter aussi sur les très tendance chef de projets ignorants bien souvent les règles élémentaires de faisabilités d’impression en hexachromie alors je n’ai pas eu besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre qu’il me fallait me reconvertir et ne plus subir un monde qui m’insupportait même si j’y gagnais financièrement très honorablement ma vie.
C’est sûrement quand un jour on a commencé à me communiquer les consignes de production par des incapables que j’ai commencé par réaliser mes premiers écrits à travers mon ancien blog qui a ensuite donné le nom de la Société par action simplifiée que j’ai fondé.

En 2005, à travers le Droit Individuel de Formation (le D.I.F) ce fut l’année, pour moi, la révélation !
Ayant déjà un rôle d’accompagnateur et de pédagogue auprès de collègues et des jeunes apprentis, j’ai parfaitement saisi que le besoin de formation était présent mais pouvait aussi devenir mon nouveau métier.

Toutefois, loin de moi l’idée de lâcher la poule aux œufs de platine qu’était mon poste de chromiste d’une manière irréfléchie j’ai décidé de sonder le terrain : ainsi naissait le blog COULEUR ET ICC que vous avez surement suivi à l’époque et cela dès sa création en 2007.

Rapidement, vu les thèmes abordés, des milliers de visiteurs se sont présentés naturellement et cela tous les mois. Trois ans après le lancement du blog que j’ai alimenté durant mon temps libre et fort d’une certaine audience, je décidais de lancer l’aventure d’une manière professionnelle en fondant la S.A.S. COULEUR ET ICC avec, au départ, zéro client.

Les débuts de la société furent faciles et dès la première année les bénéfices furent présents malgré le fait de résider dans ce pays qu’est la France dont les charges sociales peuvent plus que rebuter tout entrepreneur sérieux souhaitant créer son propre emploi.

Afin de se mettre dans la peau du formateur rien de plus simple au départ : la sous traitance !
En effet, rien que sur la capitale il existe un nombre impressionnant de centres de formation qui, ,ne prenant quasiment que des formateurs externes et non salariés il y alors plus que le choix.

Malgré cette offre abondante, il y a un revers de médaille :
Vous devez vous “conformer” aux règles parfois douteuses de votre sous traitant. Exemple : les fausses heures invitées pour faire tenir l’enveloppe budgétaire par rapport à un taux horaire débile de certains OPCA.
Les moyens matériels de certains centres de formation sont parfois si minables que vous devez apporter votre propre matériel si vous souhaitez apporter de la véritable valeur ajoutée à votre contenu de formation.
Trop de centres de formation prennent les formateurs externes pour des mendiants en ne sachant même pas partager d’une manière équitable l’argent gagnée par formation.
Beaucoup de centres de formations vous demandent d’auditionner les apprenants et de réaliser le suivi de formation sans vouloir rémunérer ces deux parties.

Ne pouvant que constater que de trop nombreux centre de formation ne sont qu’une pompe à fric souhaitant tout pour leur gueule, je décide très rapidement d’officier en direct pour des clients venant à moi pour mes connaissances uniques du point de vue de la francophonie et sur les sujets sur lesquels je forme des professionnels mais aussi de simples passionnés.

Ma société s’équipe donc du fameux numéro de déclaration d’activité des formateurs et organismes de formation. Ce numéro qui, rappelons le, ne vaut pas agrément de l’Etat ni encore moins le fait de définir la qualité des formations réalisées (fuyez tous centres qui vous annoncerait le contraire !).

En 2017, le gouvernement socialiste de l’époque fout le bordel dans la formation professionnelle.Je décide donc de ne plus nourrir ce système puisqu’il ne correspond en rien à mes idéaux : je rends donc le numéro auprès de la DRTEFP estimant que les tâches administratives représentent une perte de temps non facturable.
De plus, l’un des OPCA qui gère les photographes auteurs me soutient qu’il est tout à fait normal pour eux de prendre en charge les formations qu’uniquement si l’apprenant vient à moi au lieu du contraire …
Cette ânerie sera la goutte qui fait déborder le vase, me faisant rendre ce stupide numéro car participer à une forme de discrimination n’est pas dans ma mentalité..

N’ayant cependant pas agit sur un coup de tête, l’idée de créer la DOC ACADEMY était là depuis longtemps tout en répondant non seulement à une demande mais aussi à mes propres convictions et motivations

Avant cela, certaines “écoles photo” m’avait contacté pour venir enseigner au sein de leur établissements. J’ai refusé ces propositions estimant qu’on ne demande pas, par exemple 8000 euros par gamins et par an, pour une soit disant école n’ayant que très peu de moyen techniques et qui, de par ce fait, ne verra sortir que de futurs chômeurs voir des étudiants qui ne feront pas le métier auquel ils se sentaient prédestinés par la suite.

Pratiquant les Arts Martiaux depuis ma tendre enfance j’en conçois qu’une part de la discipline et des fondements ancestraux sont tout à fait compatibles avec la formation que je souhaite assurer.
La DOC ACADEMY est donc fondé sur le principe du KAIZEN signifient respectivement « changement » et « meilleur » car qui cesse de s’améliorer cesse d’être bon
En rejoignant la DOC ACADEMY vous obtenez la possibilité d’une amélioration continue de vos connaissances pour un progrès permanent jour après jour.

La DOC ACADEMY existe maintenant depuis septembre 2017, vous pouvez en consulter les premiers avis clients par ce lien

CLIQUER pour voir si c’est encore disponible sur ce lien !